Puits canadien (ou provençal)
Ce système ancien, peu coûteux, est redécouvert aujourd'hui. Il utilise une géothermie de surface ou, pour certains systèmes, découle du solaire passif; en effet à 2m de profondeur, la t° de la terre présente peu d'écarts suivant les saisons. Elle se situe aux alentours de 10° à 12° C.
Le principe du puits canadien est d'aller "chercher" ces 12° degrés pour réchauffer l'air en hiver et le refroidir en été; entrant par une bouche d'aspiration, l'air circule à l'intérieur d'un tuyau (ou 2 mis en parallèle) placé à 2 m sous terre sur une longueur de 25 à 40m.
Sur son parcours, il prend, en hiver, les calories de la terre et arrive dans l'habitation préchauffé à 12°. Il ne reste plus que quelques degrés pour atteindre la t° de confort tout en ventilant l'habitation.
En été, l'air chaud cède ses calories à la terre et entre frais dans l'habitation lui permettant de se rafraichir.
Bien que relativement facile à mettre en œuvre, le puits canadien requiert un grand soin dans sa réalisation.
Il faut veiller notamment:
- à l'étanchéité de la canalisation pour éviter les entrées d'eau, d'air ou d'animaux
- au respect d'une pente minimale de 2% dans le sens de l'aspiration pour l'écoulement des condensation
- éviter les affaissements qui pourraient favoriser des moisissures et bactéries.
Pour contourner cette dernière difficulté, le puits canadien est de plus en plus souvent remplacé par un système de puits canadien hydraulique. Son principe est de préchauffer l'air par un échangeur géothermique à eau glycolée. Le tuyau d'air du puits canadien est remplacé par un tuyau fin plus souple rempli d'eau glycolée qui capte les calories de la terre.
Ce système est simple à mettre en œuvre mais doit bénéficier d'une régulation fine afin de ne pas "épuiser" le sol ainsi que pour éviter une consommation intense du circulateur.
Couplé à une VMC, la technique peu coûteuse du puits canadien assure un confort thermique constant dans les habitations passives.
